Les cinq gardiens de la parole perdue

Les cinq gardiens de la parole perdue

Que la sortie du livre et sa lecture coïncident avec les journées culturelles du Patrimoine de Casablanca, dont l’édification retrouve trace au début du XXème siècle par le maréchal Lyautey,  s’avère un agréable arrangement du hasard.

En effet, et comme le montre la note au 4ème de la couverture, Les cinq gardiens de la parole perdue est un voyage dans l’espace. Un autre Casablanca se dévoile au fil rouge des mystères sondés par journaliste, historien ou théologien, tous protagonistes de l’aventure. Un Casablanca sous le protectorat. Mais pas n’importe comment. ElMehdi Elkourti, ne débite pas monotonement des faits ou dates fatidiques de l’histoire, aussi bien du Royaume que d’autres civilisations et nations d’un peu partout dans le monde. Il nous initie plutôt à l’univers de la cryptographie, la stéganographie, la maçonnerie et les complots… Avec une narration structurée, des portraits aussi riches l’un que l’autre, des coups de théâtre à bons intervalles, des déplacements athlétiques, on ne décroche pas !

Le roman est un circuit dans le temps également, où l’auteur tient à bout de fil deux récits historiques parallèles. Même s’il a le mérite d’équilibrer entre les deux, l’un remontant à l’an 1883, l’autre contemporain, où se déroule la chasse au trésor, ne laisse rien deviner quant aux dates.

Et si de mauvais placements de prénoms à la place d’autres ne dérangent pas réellement (la concentration du lecteur est fortement sollicitée par ici !), et de manifestes inspirations des œuvres Dan Brown nous fournissent une lecture pluri-littéraire, les similitudes par contre au pourcentage près avec un certain Indiana Jones ou The National Treasure finissent par lasser ! Une chute à la cocotte minute est aussi décevante : le suspens est bien tenté, mais le dénouement en est un autre, notamment si tout au long du récit on était transporté, informé et captivé !

Ces petites insuffisances d’un premier roman (le premier d’une trilogie à venir) n’enlève rien au fait que pour une lecture locale, j’étais entièrement réconciliée avec la plume marocaine, et qu’elle relate histoire, je le suis doublement !

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