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Les quatre filles du docteur March

Et voilà bien une autre figure de la littérature qui a été éduquée par ses parents à la maison sans fréquenter aucune école, comme Agatha Christie, chère à mon coeur, Virginia Woolf pour ne citer qu’elles, une forme d’éducation qu’elle prône subtilement dans son oeuvre culte.

Louisa May Alcoot a marqué la prime jeunesse de chacun de nous avec ses Little women ou Les quatre filles du docteur March pour le monde francophone. Soit en lisant le roman ou en regardant l’une de ses adaptations à la télévision et au cinéma, on connait tous l’intrigue familliale March. Mais comme rien ne vaut la lecture du roman pour découvrir un classique, je me réjouis presque de pouvoir tomber dans l’enfance avec ma découverte littéraire, chez une édition illustrée !

Dans ce qui serait un roman autobiographique, l’autrice américaine, s’inspire de son entourage et ses proches pour nous peindre le tableau de la famille américaine pendant la Guerre de Sécession, un contexte peu favorable aux droits des femmes aux Etats-Unis, et se peint fidèlement sous les traits de son héroïne. Mais, loin des combats, nous assistons, auprès des femmes March à une autre sorte de bataille. La mère et ses filles doivent apprendre à se débrouiller et travailler seules, maintenant que le père est parti à la guerre.

D’un style simple, sincère et attachant, Little Women nous représente les épisodes de vie de quatre sœurs, âgées de onze à dix-sept ans. Nous plongeons dans une atmosphère juvénile, tantôt trépidante, tantôt oisif, de Meg (Margaret), Jo (Joséphine), Beth (Elisabeth) et Amy, aux tempéraments, portraits et surtout ambitions différents. Avec Laurie, l’enthousiaste personnage qui s’ajoute au récit -voisin et ami de la famille- les journées ne manquent pas d’animation. On s’amuse, on travaille, on s’entraide, on se fâche et on rêve… Le lecteur prend plaisir à suivre le parcours de chacun des personnages, avec les épreuves, les rires, les peines, les secrets, les premiers amours de l’un ou de l’autre.

-Quant à moi, j’aurais une grande écurie pleine de pur-sang arabes, déclara Jo. Et des pièces remplies de livres ! et un encrier magique avec lequel j’écrirais des romans magnifiques. Je voudrais aussi faire quelque chose d’héroïque dont tout le monde se souviendrait après ma mort. Je ne sais pas encore quoi, mais je compte bien vous impressionner ! une chose est sure : j’écrirai des livres, et je serai aussi riche et célèbre que Laurie. Voilà mon rêve. P.98

Un vrai portrait américain durant la seconde moitié du XIXème siècle que l’ambiance générale me rappelle Les Aventures de Tom Sawyer. Par contre, la condition de la femme et le vécu des sœurs m’a plongé dans le souvenir d’Orgueil et Préjugés de Jane Austin.

Paru en 1868, Les quatre filles du docteur March, à la fois littérairement léger et humainement profond, a été un vif succès, que la romancière Louisa May Alcott, fait des histoires de la famille March une saga avec trois autres volumes successifs.

Après le film de 1994, où mon actrice préférée pour un certain temps, Winnona Ryder y avait tenu le rôle de Jo, je suis impatiente d’assister au retour prochain des sœurs March avec un casting impressionnant (Meryl Streep, Emma Watson et Saoirse Ronan) et un scénario, dont je vous laisse voir un premier aperçu, expressément plus féministe.

Safaa White

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