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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

L’incendie de Rome

Contente de le terminer, parce que ça a beaucoup traîné !

J’avais enchaîné la lecture de l’incendie de Rome, juste après Le Roman de la Momie. Tous les deux romans d’histoire, je ne savais pas que tous les deux allaient parler de Nouvelles religions.

On commence le roman de Jean-François Nahmias, par la description de scènes sanguinolentes, le sacrifice de vaches pleines, exactement le genre de festivités dont on reconnait les romains. Plus il y a de sang, plus le peuple s’en réjouit.

Mais, si les choses ne vont pas bien, c’est connu, il devrait s’y trouver un coupable derrière, et les rumeurs partent de toutes convictions et dans toutes directions pour pointer de doigt la nouvelle Religion. Des chrétiens, vénérant un seul Dieu et reniant les Dieux. Prêchant l’amour du proche, l’amour des autres et l’amour des étrangers ; S’embrassant, manifestant leurs émotions et se donnant les accolades (coutumes très étranges pour les romains)…

Durant le voyage de la lecture, qui pourrait se faire très rapidement mais en y prenant du plaisir, le lecteur découvrira les investigations et conspirations qui s’engagent ; des amours et des souvenirs qui apparaissent ; de la tendresse et de l’espionnage qui se heurtent…

Et l’empereur dans tout cela ?

Refusant de régner (Un destin qu’il n’a pas choisi), il n’a qu’une seule inquiétude : Sa popularité ! Dotée d’une forte voix portante, les premiers six chapitres, l’auteur nous fait entrer dans les coulisses des habitations impériales où Néron, prenant comme complice et ami, le héros du livre, se prépare, en apprenant et s’appliquant, au Grand Concours de Chant.

Après le chant, vient le tour au Char. Fantaisie le moindrement étrange, pour celui qui voudrait se comparer en force à Apollon !

Mais cette popularité va déchoir quand, désarmé devant l’incendie qui ravage toute la Ville de Rome, il se confie à son harpe et chante nostalgiquement!

Qui va-t-on accuser ?

L’empereur lui-même.

Le roman, à travers 244 pages, se veut un rappel de faits historiques d’une bonne santé, en vue de disculper à la fois Néron et les Chrétiens, d’un abominable crime qu’était l’incendie.

On n’acceptait pas qu’il s’agisse d’un accident et pour apaiser les esprits et consoler ceux qui ont perdu des chers, il fallait bien un accusé !

Mais depuis cet été caniculaire, depuis 64 ans Après JC jusqu’à nos jours, les avis divergent toujours quant aux vrais incendiaires.

Safaa White

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