L’invitation du printemps


Thinking / mercredi, avril 18th, 2018

C’est le retour des beaux jours, du soleil et de la bonne humeur.

Et autant que durera l’épanouissement de la terre, le réveil de la nature, je serai reconnaissante de la chance de voir par monts et par vaux toutes ces fleurs au milieu des champs de blé ou inversement les épis verts parsemant les vastes tapis colorés.

La terre magnanime et généreuse nous accueille dans ses bras, comme une mère indulgente, câline tout le temps ses petits.

Comment ne pas boire chaque matin une tasse de soleil (Jules Renard) quand tout dans le rythme printanier me berce et m’émerveille : couleurs, chants, finesses et variétés à ne pas m’en lasser.

Alors à l’invitation du printemps, je réponds oui.

La délicatesse d’un pissenlit quand un léger souffle en dissémine les aigrettes ;

L’éclatant jaune de son capitule me rappelant la fraicheur de la prairie de Maya ;

L’azur d’une buglosse italienne ou le pourpre d’un chardon ;

La fière sveltesse des rorippes des bois ;

Le moelleux d’un champignon blanc sphériques collé sur le tronc d’un arbre humide ;

La timidité d’un bouton incliné vers le bas avant d’éclore, ou le rouge vif de coquelicots solitaires ;

Le vol agile des papillons et le butinage dynamique des abeilles…

N’étant malheureusement pas une spécialiste en botanique, c’est difficilement que j’ai trouvé le nom bizarre de certaines espèces, que j’oublierais dans peu sans la moindre culpabilité. Puisque l’essentiel n’étant pas de retenir le nom d’une fleur, mais l’émotion que sa cueillette procure.

L’important, c’est de retrouver l’âme joyeuse d’un enfant endormi au fond de chacun de nous…

 

Maintenant qu’il revient, je serais sans excuses. 

Ses chants et ses amours ont réveillé les Muses. 

Jean-François Ducis

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