L’ultime Secret du Christ


Read / vendredi, juillet 20th, 2018

José Rodrigues dos Santos, journaliste et reporter de guerre lisboète, a apparemment trouvé sa voie vers le succès en nous plongeant dans un univers historico-mythico-religieux. L’ultime secret du Christ, deuxième opus qui défraie la chronique et qui prend place dignement parmi les titres chrétiens qui font florès où la vraie vie de Jésus n’a jamais cessé de faire débat.

Un roman avec des données scientifiques et historiques entièrement vraies, voilà ce qui plairait bien aux incultes en la matière et les fans des thrillers.

 

En effet, plus que l’intrigue policière pour élucider les meurtres successifs en moins de 48h c’est plutôt le décryptage des messages chiffrés et des textes bibliques qui embarquent expertement le lecteur(avec preuves à l’appui) depuis le Vatican jusqu’à Jérusalem, non sans choquer voire offenser.

Des chercheurs et historiens sont éliminés l’un après l’autre dans une ambiance à la Dan Brown dans Anges & Démons (dommage qu’à l’époque je ne faisais pas de chroniques littéraires). L’auteur entraine son avatar d’encre, Tomas Noronha, éminent cryptologue et historien, malgré lui dans l’enquête sur des crimes à caractère rituel, où ses démonstrations seront le point central de toute l’œuvre.

En tant qu’historien, je ne m’occupe que des faits historiques. Le surnaturel ne relève pas de l’histoire, mais de la croyance. En tant qu’historien, je ne peux ni affirmer, ni démentir un événement surnaturel. P. 362

Divertissant et provoquant.

Comme souhaitait le romancier, le plus grand plus (+) de ce roman de 567 pages, c’est qu’il m’a amené à me poser des questions et poussé à faire plusieurs recherches parallèles. Regorgeant de révélations – choquantes et capables de se faire des ennemis – il confronte le Jésus Historique vs Jésus réel.

Dans une langue simple et sans retouches, José Rodrigues dos Santos, fervent d’information, a percé à jour la vérité indicible sur la rédaction des Evangiles et les Ecritures bibliques frauduleuses. Partant d’une analyse de passages, que tous reconnaissent qu’ils ont été rédigés ou traduits par des auteurs de langue grecque, et ont donc été inspirés, pour leur style et leur composition, à démontrer les racines juives de la foi chrétienne et l’humanité du Christ dont les auteurs ont brodé une représentation ou mémoire de lui.

Plus un texte est ancien, plus Jésus retrouve sa forme humaine loin de celle mythique ou divinisée.

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