Marocain… Je t’aime Toi… et je sais pourquoi…

Marocain… Je t’aime Toi… et je sais pourquoi…

Toutes les fois où j’allais au marché, j’en revenais les poches et le cœur pleins. Celui-ci plein d’émotion et surtout d’une empathie mitigée à l’égard des marchands, s’alignant les uns à côté des autres, concurrents mais s’entraidant, parce qu’ils mènent tous le même combat quotidien de dignité, parce qu’ils préservent des familles entières du déchirement ; qui gardent en dépit de tout un mot un gentil pour tous et un sourire marketing vendeur sauf qu’il provient du fond du cœur.

Et pour cette noblesse (et je pèse bien mes mots, parce que c’est ainsi que je la perçois), exit la rancune envers une (des) société/autorités qui n’en voit, au mépris de leurs besoins, que le fonctionnement défectueux s’étant sédentarisés dans les espaces communs, je suis reconnaissante… J’avais toujours envie d’en parler, mais je procrastinais…

Toutes les fois que de belles chansons made in bladi font rythmer mes trajets, font vibrer les baffles de ma voiture, j’applaudis la qualité de nos chanteurs, compositeurs et l’ensemble des bataillons derrière les tubes à succès qui s’écoutent dit-on à échelle mondiale. Parce qu’entre authenticité et renouveau, entre plusieurs styles je les trouve ayant suffisamment de ressources pour me faire sentir l’âme légère… et pour ça je suis reconnaissante… j’avais toujours envie de leur dédier un billet, mais je procrastinais…

Toutes les fois que les conseils, les recettes à mettre en œuvre de certains coachs en développement personnel me rappellent qu’atteindre une partie de mes rêves et aspirations (je suis quand même réaliste) est possible et qu’il suffit de vouloir être joyeux pour cueillir de la joie autour, je me sens irradier d’espoir que sincèrement je n’ai pas besoin d’aller chercher ailleurs d’autres piqûres de motivation, sans le fameux complexe de l’occidental… et pour leur brillante expertise je suis très reconnaissante… j’avais toujours envie de leur consacrer un billet, mais je procrastinais…

Alors j’ai compris, qu’il fallait procrastiner autant de fois pour découvrir que quand je voyais les choses d’un bon œil, le dénominateur commun était marocain !

Je n’irais pas jusqu’à récuser mon propre témoignage d’il y a deux ans où j’ai vomi tout mon fiel contre les marocains : nous ne logeons pas tous à la même enseigne, pourtant aujourd’hui je suis tellement en paix avec moi-même que j’oublie d’être en compétition avec mon voisin… Toute la bonté que je croise, la sympathie, la spontanéité de certaines gens sans méfiance (notamment les personnes âgées), la détermination des jeunes, font amplifier ma fierté citoyenne et j’aimerais bien que cela continue ainsi.

Pour tous ceux qui mettent en ce qu’ils entreprennent, en ce qui les passionnent du cœur, de l’honnêteté ; tous ceux que je n’ai pas cité mais qui ne font pas semblant de travailler, j’ai envie de dire merci… j’ai envie de dire à tout un chacun que là où il est, il fait toute la différence.

Nous ne sommes pas forcément le meilleur peuple du monde, mais le bonheur dans sa simplicité que nous tentons de véhiculer et dont je suis cible à la longue me transporte dans une sphère où le monde est meilleur…

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