Me before you

Me before you

Je ne regarde plus les films avec la même fréquence d’avant, mais il arrive des fois où je suis marquée par une belle réalisation qui me fait vibrer le cœur de toutes les émotions. Surtout que je l’ai vu en sous sous-titrage ce qui m’a permis de plonger dans la bulle british, un accent que j’adore entendre.

Inspiré du roman éponyme de Jojo Moyes, c’était le film britannico-américain évènement de 2016. Il s’agit en effet d’un drame comme je les aime (avec une pointe d’humour) où tout contribue à la consistance d’une fraîche comédie romantique, humaine et d’une pure sensibilité.

Will Traynor, un ex Golden Boy londonien, féru des sports à sensations fortes, se retrouve tétraplégique suite à un accident de circulation. Louisa, jouée par Emilie Clarke de la série culte Games of Thrones, issue d’une classe moyenne et venant de perdre son emploi, s’accroche au poste d’aide-soignante malgré son inexpérience à veiller des malades.

Joviale, légère sous la pluie comme sous le soleil, s’habillant aux yeux de tous excentriquement, mais à mon avis possédant une garde-robe digne d’une Disney Princess (j’ai « kiffé » toutes ces tenues diaprées 60’), Lou assure une présence dynamique, affiche le plus charmant des sourires pour séduire et l’expression triste de ses yeux est capable de briser le cynisme du jeune riche banquier invalide.

Sometimes, Clark, you are pretty much the only thing that makes me want to get up in the morning.

Tout en n’ignorant pas ses précédentes tentatives de suicide ou qu’il s’est donné 6 mois pour en finir de la vie telle qu’il la mène à présent, Louisa s’engage (au détriment de sa vie privée) de lui changer le mental avec une sorte de Bucket-List pour lui permettre de renouer avec la joie de vivre.

Pourtant, et malgré les sentiments qui les animent, Will Traynor voudrait qu’elle vive entièrement sa vie sans lui plutôt qu’une demi vie à ses côtés et compte toujours se rendre en Suisse, un pays qui légalise presque l’euthanasie en proposant des services de suicide assisté.

Si ma mémoire est bonne, je pense que le seul film que j’ai vu traiter de l’euthanasie était One Million Dollar Baby, et j’estime que le roman Avant toi disserterait plus longuement sur cette liberté de choisir d’abréger ou non ses souffrances ou la dépendance du malade aux soins de ses proches.

L’autre mérite du film, après nous avoir arraché des larmes des yeux est de les ouvrir sur une autre réalité poignante qui est l’instabilité de la vie et qu’une existence peut basculer en une seconde.

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