Je me torture l’esprit… et j’adore!

Est-il vrai que l’être humain n’utilise que 10 ou 20% de sa matière grise ?

Partant de ce postulat, il va sans dire que l’accès à l’ensemble de son cerveau décuplerait les facultés d’apprentissage, les aptitudes physiques et par conséquent les opportunités s’offrant et les succès seraient sans limites.

Tous, nous serions au top de nos capacités !

Je ne suis pas née prodige et je ne me suis adonnée à aucune activité capable de booster ma mémoire ou cette partie mythique inutilisée du cerveau. Quand j’ai pris conscience de leur intérêt (les Brain Games), je n’ai eu que les mots fléchés comme ludique et bénéfique à côté de la lecture. Je n’ai pas aimé les Sudoku connu aussi comme excellent entrainement de raisonnement et d’acuité, mais peut-être que je ne suis pas forte en jeu de stratégie et celui-là était finalement trop difficile pour moi.

Je sais que si je cherche à comprendre le cerveau et son fonctionnement je mettrais tout le temps suffisant pour voir naitre de nouvelles approches et voir mes fragiles compréhensions rudimentaires s’ébranler jusqu’à me perdre entre ce que je sais ou je ne sais pas.

Pourtant, cerner le cerveau, siège des émotions, des réflexions et de l’identité, ne m’aurait satisfait qu’en partie. Moi qui donne l’impression de me torturer l’esprit sans relâche, je suis persuadée qu’il y a beaucoup de positif dans le stress que je me fais subir en voulant tout analyser, me rappeler des moindres détails, et quand je me lance activement dans la fouille acharnée de mes archives cérébrales lorsque le voile d’une familiarité d’un visage ou d’une voix tombe devant mes yeux ou mes oreilles. Quand une idée colonise ma tête, je ressens le besoin de la transcrire, sinon elle continue d’en perforer les membranes, et je ne m’en plains pas ; si un point d’interrogation se pose je trouve le réflexe de chercher la réponse de plus normal. D’ailleurs, même pour les tournures de style j’ai cette manie devenant vice et obsession d’en vérifier la syntaxe entre deux guillemets sur Google.

Que cette curiosité, spontanée, me semble anodine et même nécessaire, ce qui déplaît clairement à mon entourage, n’est rien en comparaison à la pensée cruelle que j’aurai bientôt l’âge du Christ et que du haut de mes années accumulées d’adulte, je traine avec moi le regret que j’aurais dû, en accomplissement à ma mission d’Etre humain, employer cette soif et focaliser cette énergie pour réaliser des CHOSES! N’importe quelle chose digne d’honneur et de mémoire !

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