My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Mère Thérèse

Je ne pleure pas parce que je suis incapable de pardonner, je pleure parce que je suis incapable de haïr.

En décrivant Winona, c’était mon propre portrait que je dessinais. Amoureuse, capable de miracles et sacrifices ; trahie, abandonnée, ne garde point de rancune ou souvenirs du mal infligé, et les excuses qu’elle se fait apparaître abondent. N’avais-je pas dis que je suis ce que j’écris ? Que mes écrits sont des prémonitions qui revêtent peau après ?

Intérieurement, je ne sais si je devrais écouter cette petite voix qui grandit au fond de moi et me murmure que je dois lui chercher un défaut pour digérer cette séparation, donner raison au choix et alléger mon mal ; ou n’en rien faire.

Cette voix est diabolique et je voudrais la taire. Je ne voudrais pas me persuader de ma supériorité pour le dédaigner. Je ne voudrais pas me rappeler mon mal pour le haïr. Je ne voudrais plus être ingrate parce qu’il décide de me quitter. Lui au moins me montrer de la reconnaissance et tout au long de son discours je sentis de la sincérité et à travers, du respect.

J’aurais aimé être plus heureuse, le rendre plus heureux -qu’il ne paraissait ?! Je ne sais pas ; peut-être il était si bon comédien pour laisser paraître sa gêne-

S’agirait-il toujours de ces rencontres fortuites qui nouent volontairement des liens, qu’ultérieurement on découvre qu’ils n’eussent pas dus être noués ni la rencontre n’eut due avoir lieu ?

S’agirait-il éternellement de cet arrangement du destin à faire croiser des chemins qu’au bout de la route doivent se séparer ?

S’agirait-il tout le temps de ces belles choses qui nous arrivent mais qu’en s’y attachant font perdre en nous les belles choses qui nous distinguaient ?…

Tout me paraissait beau pour être vrai, et j’avais bien peur… Mais il n’existe pas seulement que les belles fins. Ou plutôt il n’existe pas réellement de belles fins, parce qu’une fin, en tant que telle, est toujours laide! Mais j’admets que tout ne doit pas être merveilleux pour être vrai. Mère Thérèse, vous aviez raison!

Je suis maintenant persuadée qu’il ne s’agissait ni de plan malhabile du destin, ni d’exécution incompétente de choses… Je suis convaincue que la personne qui doit normalement répondre à l’appel le fera à l’heure exacte. ce n’est pas une capitulation passive face au déroulement des choses ni à la succession des malheurs… mais plutot une sincère et forte conviction que si ça devait marcher, ça allait marcher.

J’en suis convaincue et malgré cette plaie encore fraiche, ce mal qui me consume petit à petit je ne lui en veux pas. Je n’y arrive pas !! Je ne cherche pas à y arriver, pour dire vrai…

Safaa White

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