My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Mon ami le monstre

Je n’imaginais pas l’oisiveté être si dérangeante ; ou plutôt, mon travail, avec ses horaires, son climat et ses tâches, me manquer. Vous savez bien que je n’avais pas un travail qui me faisait aimer le Travail, et pour que la reprise soit considérée comme une vraie panacée à mon inactivité, je vois cela comme l’une des contradictions de notre siècle.

Il n’est plus question de se réveiller avec l’envie de changer le monde ou être bourré à risquer l’asphyxie d’une énergie insatiable. Oubliez ça ! Je ne vais quand même pas compromettre la tranquillité du moment que vous passez à lire cette note en ressassant encore mes anciennes histoires ! Mais je souhaite seulement, avoir dans mon agenda quotidien de toutes ces choses que je fais pour le bien des autres, avoir une petite ouverture où je fais quelque chose pour moi, pour chasser de ma tête cette impression de me perdre par petites parcelles.

Je me suis promise une chronique pleine de positivisme ou du moins sans aucune note de négativisme, surtout que – et avec le printemps qui est au rendez vous- j’ai plusieurs raisons d’être heureuse. Je découvre seulement par faits réels que je ne suis pas amie avec la routine et avec des tâches répétitives de chaque jour, ma vie commençait de manquer, à la longue, d’originalité.

Quand je pouvais, j’enfilais mon tablier et concoctais plusieurs plats, que, côté goût, je réussissais généralement mais, dont l’aspect ne donnait pas tellement envie pour les partager (l’exemple d’un tiramisu que j’ai revisité pour mon anniversaire et qui une fois démoulé, s’est écroulé !). De toute façon, ça me consolait de dire que mon blog n’est pas plus dédié uniquement à la cuisine !

Cependant, en ce qui concernait l’écriture ou même la lecture, je tombais sans cesse dans le piège de la procrastination, et je suis devenue une abeille indécise qui, à la recherche de son butin, change tout le temps de fleur, sans savoir vraiment ce qu’elle cherche.

Je pense que là, on est plusieurs et ce constat m’effraie des fois : devant un article, un livre ou un projet, on a envie d’aller voir l’autre onglet ouvert ou tourner sans but les pages ; et c’est ainsi à chaque fois que ça devient une habitude. Cette inconsciente recherche de distraction (Une sorte d’attitude à qui l’on a trouvé l’étrange nom de Monkey Mind) traduit un vrai manque d’engagement et personnellement, ça fait longtemps que mon esprit n’a pas pris le temps de se concentrer.

Safaa White

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