Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires

Vous devez certainement l’avoir lu ou en avoir entendu parlé. Parmi l’un des Best-Sellers qui a provoqué un grand élan partout dans le monde, sauf que je viens de le finir et ça me pousse à penser aux choix que je fais et comment ça fonctionne chez moi, quand les livres restent empilés sans que leur heure ne soit réellement venue !!

J’avais déjà regardé son adaptation au petit écran et lui avoir dédié un billet que je ne vais même pas lire pour ne pas compromettre le présent.

C’est un livre sur le cancer, mais pas du genre larmoyant, désespéré et fataliste (pour être honnête je n’en ai jamais lu auparavant). Plutôt une belle œuvre où, bercé par les étoiles d’une ingénieuse plume, on ne décroche pas en faisant du chemin avec Augustus et Hazel, la narratrice, deux adolescents survivants.

John Green, un auteur pro de la littérature pour adolescents, a trouvé le moyen dans ce 5ème roman de se dépasser lui même et renchérir sur son propre premier succès Qui es-tu Alaska ?.

Il nous livre un cocktail raffiné d’humour et de douleur, une avalanche massive de sentiments solidement décris où le ressenti du malade, les émotions de ses proches et tout ce qui va avec de réflexions sur la mort, l’oubli, la vie même nous sont mis en relief avec fluidité et beaucoup de maturité. Il tente de sonder le fond de la psychologie des malades, évoluant dans un cercle restreint de protagonistes où aucun n’est créé vainement, l’un cherchant à être remarqué par l’univers, l’autre à léguer un héritage.

Il y avait des passages dures à lire qui figent cette grosse boule dans la gorge, mais c’est exactement ce qui est génial : progresser dans une lecture qui chagrine parce qu’on aimerait, ici précisément, que cela nous fasse mal et j’en suis heureuse. Heureuse de découvrir d’autres dimensions et d’élargir mes horizons, livresques fussent-ils.

J’ai regardé la balançoire en pensant que j’échangerais bien toutes les journées de malade qui me restaient à vivre contre quelques journées où je serais en pleine forme. J’ai essayé de me convaincre que ça aurait pu être pire, que le monde n’était pas une usine à exaucer les vœux, que je vivais avec un cancer et non j’en mourais, que je devais pas le laisser me tuer avant qu’il ne me tue… p.131


5 bonnes raisons de lire Nos étoiles contraires

Comme je crains me répéter (par rapport à ma chronique du livre), j’ai eu l’idée de vous présenter cette lecture différemment. C’est un livre captivant qui :

  1. Replace d’autres livres dans son contexte ; d’ailleurs les deux personnages vont à la rencontre d’un auteur de roman fictionnel qui se trouve au cœur de son histoire ; et pour une lectrice en quête d’être plus avisée, je ne peux qu’adhérer ;
  2. Nous transporte à Amsterdam et nous fait visiter la maison d’Anne Frank symbole de tolérance et de communication entre les jeunes ;
  3. Fait tant valoir les réflexions existentielles des adolescents qui cultivent un esprit curieux (que je jalouse presque) vis-à-vis de tout et qui éclipse celui consacré à une surconsommation d’informations comme celle alimentaire ;
  4. Présente une magnifique histoire d’amour juvénile qui donne quasiment envie de croire à un amour « imparfait » sans avenir : Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités.
  5. Est suffisant pour te mettre au bords des larmes par une belle journée ensoleillée en lisant dans la bouche d’un enfant cancéreux en phase terminale faisant le deuil de sa santé, de son identité de bien portant, de ses projets : La vie est belle.

5+1-   Controverse joliment la Pyramide de Maslow en avançant que logiquement le besoin de peindre ou de faire de la philosophie ne disparaît pas quand on est malade.

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