My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Nous sommes à Dieu

Mon amie a perdu son mari, dans un accident… Quoi de plus cruel?

Je suis encore sidérée depuis que j’ai appris la nouvelle… je me disais que peut être il y aurait une erreur, je sais que ce ne sont pas des farces à faire mais je n’en reviens toujours pas !!

Que ferait-elle de sa vie maintenant ? Comment l’annoncerait-elle à sa fille de 5 ans ? Et si elle serait enceinte ??…

Je sais que je n’ai pas le droit de venir romancer, ni même poser de questions : à quoi bon nous serviraient les questions à présent ?! Nous sommes à Dieu et à Dieu nous retournons…

Mais je me mettais à sa place et essayer de la consoler…du moins par la pensée. Je l’imaginais et la scène me semble très familière. Moi qui me voyais toujours perdre un époux que je n’avais pas ; me réveiller un lendemain et voyant que de son coté le lit ne serait plus jamais défait ; qu’en réponse à mes appels je n’aurais droit qu’à un écho ; qu’étrangère je deviendrais à ma maison et ma maison me serait étrangère…

Oui. Je pleurais d’avance une joie avortée…

C’est pourquoi un couple ne doit pas croire longtemps en son bonheur : il n’est jamais si long à vivre.

C’est pourquoi je me vois délibérément idéaliser quelqu’un dans son absence… nous aimons davantage les disparus, parce que leurs images sont toujours plus belles, elles échappent à l’usure, à la vieillesse ; elles étincellent de tout temps et sans possibilité de présenter de défaut nous y sommes plus fidèles.

Safaa White

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