My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Odes à la ronde

Notes musicales

A mes oreilles distraites parvenait une belle musique diffusée à ce moment précis de fatigue sur antenne ; et de suite j’esquissai un sourire. Même chantées en arabe, les paroles je ne les comprenais pas, parce que je ne les écoutais pas. Je savais seulement que c’était dans cette langue de conifères dont les rythmes campagnards ont toujours su vibrer cordes et … âmes.

Le temps n’était pas à l’analyse mais à l’enchantement, et comme ça me venait par le même moyen (par enchantement !), mes sens s’en flattaient.

Je me rappelais la fois où en navette je me laissais bercer par les nouveaux airs estivaux et réalisai que c’était de musique que ma vie semblait être avide. Cette fois aussi, cela faisait longtemps que ça n’a pas dansé chez moi !

Je n’en suis pas insensible, matériellement et immatériellement je suis souvent en humeur dansante.

Je me réveille en musique, très belle de Für Elise, trouve relativement dans certains tubes, que je choisis pour accompagner mes mouvements matinaux des joies, à qui la veille j’avais préféré autre chose, et même au travail, je me suis procurée depuis longtemps un casque audio, qui m’épargne les médisances des collègues, et les fois où je ne le porte que formellement, elles me parviennent atténuées.

Ma voix est tout aussi mélodieuse, mais je ne chante pas : j’épargne à mes proches aigus et m’épargne humiliation publique !! Je viens seulement de cet endroit où on parle en rimant et laisse ma voix de femme Poisson garantir cette authenticité qu’on lui attribue (Vous pouvez confirmer par un D’accord ou un Parfaitement d’accord !!)

Aux bords de ce large fleuve de croisière, on disait qu’entre deux dancings prenait place un troisième. Sachant ensorceler le public en frétillant membres et ventre, l’en persuader par le verbe attire pareillement l’applaudissement d’autres mains hésitantes : une emblématique danseuse égyptienne fière de son art disait que c’est ce qu’il y avait de plus sacré au monde. Un langage universellement inné, que sans syllabes même les bébés y répondaient sans discordance.

Elle disait vrai ! Dans chaque individu dort encore ce bébé. Qu’il se réveille le matin alors, grandisse le jour et le soir vieux allons faire du lit nocturne une tombe.

La courbe de la vie n’est elle pas vacillante ? En fait, elle danse.

Safaa White

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