Odette Toulemonde, et autres histoires


Read / lundi, avril 22nd, 2019

Je ne me rappelle plus ce qui m’avait repoussé à la première tentative de lecture. Je sais juste que j’avais commencé ces nouvelles, dans l’ordre depuis le commencement.

Cette fois, c’était différent : 1) Déjà, je tiens à assouvir un appétit littéraire qui se montre dernièrement très avide et 2) j’ai eu l’idée payante d’ouvrir le bal avec Odette Toulemonde, la nouvelle qui avait donné au livre son titre, ou plus exactement, le scénario qui a permis que tout ce livre ait lieu en 2006.

Eric-Emmanuel Schmitt avait l’occasion de faire un film, pendant ce temps il lui fut « défendu » d’écrire autre chose pour se concentrer sur SA première réalisation.

Pendant le tournage et le montage, j’ai donc profité de mes rares heures inoccupées pour m’isoler de mon équipe et rédiger sur les bords de table, le matin au petit-déjeuner, le soir dans les chambres d’hôtel, ces nouvelles que j’avais en tête depuis longtemps. J’éprouvais de nouveau le bonheur d’une écriture clandestine, celle de l’adolescence : noircir des pages retrouvait le goût des plaisirs suspects.

D’ordinaire, des nouvelles donnent lieu à des films. Ici, ce fut l’inverse. Non seulement mon film m’a permis de composer des nouvelles, mais lorsqu’il fut terminé, histoire de prendre une fois encore le contre-pied, je décidai d’adapter le scénario original en une nouvelle.

Parlons d’amour et de relations…

Les 8 histoires transcrites dans ce recueil qui relèvent alors, selon l’auteur de l’écriture interdite, ne sont apparemment pas dans la même veine de ses œuvres majeures. S’intéressant plutôt à des cercles spirituels donnant naissance à des romans théologiques sur le bouddhisme, le judaïsme, le confucianisme, le christianisme ou soufisme avec Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Eric-Emmanuel Schmitt délivre 212 pages sur les relations humaines contemporaines du XXIe siècle.

Homme-femme, femme-enfants ou encore femmes et les secrets du passé, il est question de la femme et de sa quête du bonheur suffisamment relative comme le témoignent ces récits réalistes. Montée dans l’échelle sociale, maladie et illusions, simplicité et lunettes portées sur le monde (Odette Toulemonde & Un beau jour de pluie), amour délaissé et infortune (Le faux), vie double et clandestine, succès et chutes, et plus insolite politique (Le plus beau livre du monde), tout est matière à réflexion. Le tout dans un style fluide, des fois très émouvant (L’intruse et Tout pour être heureuse), facile à lire le temps d’un week-end. Et pour tout vous dire, je serais bien tentée de lire une oeuvre plus fournie de ce romancier à multiples casquettes.

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