Par instinct


Watching / mercredi, mars 28th, 2018

En matière de films, j’ai toujours préféré le drame des américains et l’humour des français, notamment si pour ces derniers, c’est Dany Boon ou Kad Merad qui sont à l’affiche.

Or, les raisons pour lesquelles il est une autre figure du cinéma français qui justifie mes choix, sont de natures différentes.

Alexandra Lamy, je l’ai découverte dans « un gars, une fille » aux côtés de Jean Dujardin. Rapidement après, ses actualités commencèrent à m’intéresser que j’appris d’un seul coup, qu’ils étaient réellement mariés, avaient rompus, divorcés et qu’elle s’est exilée à Londres pour refaire sa vie.

C’est certainement une page de sa vie privée qu’elle aborde difficilement (interviews), mais il est malheureusement impossible de faire ce métier sans avoir collé à la peau cette membrane perméable à l’indiscrétion.

Bref, c’est évidemment par solidarité féminine que je la suis – et parce qu’on adore sa présence joviale, son humilité malgré la célébrité ; c’est quelqu’un qui met en confiance toute l’équipe et avec qui on adore travailler… (vous excuserez mon engouement primitif !) … et c’est de solidarité entre deux personnages féminins que traite aussi Par instinct, comme il traite de maternité et d’immigration clandestine.

C’est à Tanger que se rend Lucie, où elle perd son bébé en cours de grossesse tardive et fait la rencontre d’une jeune nigériane rejetant son propre enfant à la naissance… Beauty, étant violée par le passeur qui lui vole argent et passeport, la condamnant à signer un pacte avec les marchands de chair humaine.

Attachée par instinct à ce bébé, loin de ses sentiers battus qu’est le registre comique, l’actrice quadragénaire incarne le rêve européen d’une vie meilleure dont les arguments sont la peau blanche et la nationalité française.

Si le film a le mérite de susciter l’intérêt face au quotidien délicat du Maroc victime de sa situation de passage, il provoque également l’indignation face aux mesures des autorités locales pour contrer les réseaux de trafic et de débauche – comme si les occidentaux n’étaient jamais impliqués à des scandales humanitaires.

Sans vouloir influencer les avis et quoique le film ne me semble pas abouti (ça ne m’a pas secouée autant que l’aurait souhaité la volonté du scénariste en choisissant un thème si épineux) ; mais comme tout ce qui touche à l’humain, cette 1ère réalisation de Nathalie Marchak, après 8 ans d’engagement pour le « monter », vaut le coup d’être regardée.

 

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