Père riche père pauvre

Père riche père pauvre

Du haut de mes 34 ans, je ne compte pas vraiment le nombre de livres lus durant, et pourtant je ressentais presque de la honte quand on me posait la question sur l’œuvre qui m’a réellement marquée. Je lisais surtout des romans et même s’ils y en avaient des saisissants, des troublants, aucun d’eux ne m’a profondément secouée au point de m’obséder.

Dès les premières pages de cette lecture j’ai eu l’intime sentiment que Père riche père pauvre est LE LIVRE qui change la vie d’une personne ! Ce genre d’évènement qui balise le chemin, en marquant un avant et un après.

L’un des meilleurs repères dans le domaine des finances personnelles, il s’agit d’une histoire personnelle, une biographie sur son parcours vers non la richesse, mais la liberté financière. 20 ans après sa parution, traduit en 51 langues, l’ouvrage détient toujours le record du prestigieux palmarès du New York Times pour s’y être retrouvé pendant plus de 6 ans.

Robert Kiyozaki avait la chance d’avoir deux pères, le premier biologique très instruit mais pauvre ; et le père de son ami, riche, qui leur apprend à l’âge de neuf ans l’a b c du domaine financier. Il y fait exploser plusieurs mythes tirés de la « sagesse populaire » et nous livre des leçons que jamais l’école traditionnellene nous apprendra ni sur l’argent, ni l’intelligence financière non plus sur la façon de devenir riche.

Plusieurs idées seront controversées, parce que tout simplement nous avons grandi avec l’idée que l’argent est la source de tous les maux, qu’il faut aller à l’école, avoir de bonnes notes, avoir un on diplome, travailler dur pour avoir un emploi sûr et stable.

Jamais notre entourage (composé soit d’arrogants, de critiques ou de froussards) ou notre école (surannée, avec un programme éducatif illogique et désuet) ne nous apprend comment développer son QI financier, comment voler de ses propres ailes, comment investir les plus précieuses des ressources dont nous disposons, l’esprit et le temps, à notre service plutôt qu’être au service de tout le monde (les banques, l’employeur, le gouvernement, etc.). 

La plupart des gens ne gagnent jamais parce qu’ils sont dominés par la peur de perdre. C’est pourquoi je trouvais l’école démodée. A l’école, on nous enseigne que les erreurs sont mauvaises et on nous punit pour les avoir commises.

Pourtant, si on analyse le mode d’apprentissage humain, c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. C’est en tombant qu’on apprend à marcher. Sans ces chutes, on ne marcherait pas. Il en va de même pour aller à bicyclette. J’en porte encore des cicatrices aux genoux, mais aujourd’hui, je peux aller en bicyclette sans même y penser. C’est pareil pour la richesse. C’est bien dommage, mais si la plupart des gens ne connaissent pas la richesse, c’est principalement qu’ils sont terrifiés à l’idée de perdre. Les gagnants n’ont pas peur de perdre. Les perdants, si. L’échec fait partie intégrante du succès. Les gens qui fuient l’échec fuient aussi le succès.

Il y a énormément de points à retenir, ce qui ne se substituera jamais à lire le livre, mais on peut noter précisément ce qui suit :

  • Si vous travaillez pour l’argent, vous ne serez jamais riche. C’est à l’argent de travailler pour vous ;
  • Les riches s’enrichissent car ils ont compris la différence entre un actif et un passif (un actif met de l’argent dans ma poche, alors qu’un passif puise de ma poche) ;
  • Redéfinir la notion d’échec : Des fois vous gagnez, des fois vous « apprenez » ;
  • L’obligation de se payer en premier. C’est à dire investir avant de payer ses créanciers, ses factures.

Je regrette de l’avoir lu sur le tard, mais quand je dis que ma vie est potentielle de changer, je pensais surtout à plusieurs détails :

  • Longue réflexion quant à mes habitudes de consommation impulsives ;
  • Mon comportement en tant que primo-accédant : Robert affirme que l’achat d’une maison n’augmente pas la colonne de l’actif, mais plutôt celle du passif. On fait une bonne affaire au moment de l’achat pas de la vente ;
  • La résolution ferme de « toujours » me payer en premier ;
  • Le choix de mes lectures futures : lire impérativement plus de livres sur les finances et le développement personnel ;
  • Faire en sorte que « parler d’argent » nous intéresse, fasse partie de mes sujets, soit présent autour de moi : ce qui guidera plus tard le choix des livres pour mes enfants et mes proches.

Cela va sans dire que je recommande ce livre les yeux fermés pour toute personne qui souhaite s’instruire sur ses états financiers et le jeu de l’argent (l’argent n’est qu’une idée). C’est un must à lire et à relire pour toute celle souhaitant sortir de la « foire d’empoigne » (notion fondamentale du livre), un travail dur qu’elle ne possèdera jamais, ni ne léguera à ses descendants.

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