Petit exercice de motivation

J’avais fini l’année 2016 en arrivant à rédiger pratiquement tous les articles sur lesquels je voulais disserter. J’avais parlé de bonheur, de différends de couple, de Hoax et je me disais que ça serait juste merveilleux d’être en mesure de tenir ses engagements envers soi et d’atteindre les objectifs que l’on se fixe, même s’il n’en est question que dans un blog.

En 2017, vous avez probablement remarqué que je suis plutôt absente, mais la consolation d’avoir une bonne raison de l’être me suffit. Car quoique je ne bloggue plus avec la même fréquence, que je traine toujours avec moi ce Sac de billes pour mes très lentes lectures, je fais autre chose de mon clavier : pour cette année j’ai repris l’écriture.

L’idée de partager publiquement ce projet ne s’est pas faite facilement.

Déjà, en tant que maitresse de cet espace, je devais aux personnes qui me lisent et auxquelles je suis liée par les liens les plus sacrés de la confidence, des nouvelles et l’implication exaltante dans un si important challenge. Sachant que c’est la partie qui me définit le plus et ô combien j’aimerais le voir se réaliser. C’est écrit en rouge gras et gros sur ma Bucketlist.

Deuxièmement, j’espère avec cette tactique tenir les rênes de mon ego et l’empêcher de gambader plus loin quand il doit tout simplement se concentrer (se suffire) sur (du) le moment de l’écriture sans ouvrir des onglets parallèles, dans mon esprit ou sur mon ordinateur.

Cette démarche n’avait pas donné tous ses fruits, quand il y a cinq, j’avais fixé à ce même ego un deadline extrêmement optimisme. L’entrain des premiers temps s’est envolé, alors que j’avais attaqué chaque chapitre, chaque page avec toute l’effervescence dont je jouissais. Le retour à Milan comme l’annonçait la dernière phrase de ma dernière page n’a jamais eu lieu!

L’ombre de ce dernier échec me hante encore aujourd’hui, surtout quand je ne quitte pas des yeux mon calendrier et voit que nous sommes en février et que le compteur des mots tapés n’explosent pas (assez).

Je pense avoir mis cette fois, sans aucun doute, et même à conditions et attitudes différentes, plus d’outils à ma disposition. Je ne quitte pas non plus mon bloc-notes où je note régulièrement et selon l’inspiration du moment des idées et des phrases. Comme on avait l’impression d’y avoir plus de mots, je suis toujours en train d’épurer autant que je peux les textures et les sonorités de mes locutions pour n’y mettre que l’essentiel : ce retour en arrière s’est révélé quand même intéressant en me permettant de revoir certains profils, d’éliminer des passages non convaincants et surtout de me replonger dans l’univers de l’histoire…

Bref, la volonté y est toujours, je suis plus motivée que jamais, mais rien n’atteste que je ne pourrais pas faire marche arrière à un moment ou un autre, et que « le singe de l’esprit » ne remporte pas encore une fois cette bataille.

Le hic n’est pas la représentation surdimensionnée de mon moi qui refuse de voir perdre encore une fois la face alors que j’avais annoncé publiquement à maintes reprises le souhait de me voir lue à grande échelle. Vous l’aurez compris. Je manque de temps et mon stress émane du fait que j’ignore si réellement j’aurais l’occasion/la chance d’exorciser toutes ces idées qui habitent ma tête.

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