My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Quand on va bien…

Pour un ancien projet de co-création, j’avais mis en ligne une suite de posts, plutôt concis, autour de la gentillesse envers soi et comment peut-on la percevoir et l’appliquer au quotidien.

Je remarque que mes idées n’ont pas changé, et tant mieux !

Depuis un certain moment, je suis ouverte à des informations qui me permettent de déconstruire certaines notions préconçues, et pleine de reconnaissance je reviens aujourd’hui pour donner à mes précédentes réflexions une nouvelle peau et me rappeler combien l’auto-compassion peut potentiellement changer des choses. On serait d’accord que quand on va mal, tout va pis, et quand on va bien, tout va de mieux en mieux !

Généralement, dans notre vie familiale, professionnelle ou sociale, nous pensons plus -à degrés différents- à ce que les autres veulent, ce qu’ils peuvent penser et nous nous soucions sans cesse de leurs regards, nous nous empressons de leur rendre service/faire plaisir … souvent en oubliant d’être davantage à l’écoute de nos propres besoins et satisfaire nos priorités en premier.

S’aimer soi même est le début d’une romance qui dure toute la vie. Oscar Wilde

Nous avons grandi dans le refoulement des émotions et la peur de nous montrer égoïste, attitude associée pour longtemps à quelque chose de (très) négatif.

De cette réflexion populaire, longtemps inculquée comme défaut, découle la perception négative de la gentillesse. Elle est généralement mal interprétée et appelle soit au mépris ou à la méfiance :

  • Manipulation (aux services de fins cachées) ;
  • Faiblesse et manque de fermeté (entre supérieurs et subordonnés) ;
  • Outil de séduction (Relations femme/homme), etc…

Qu’en serait-il alors si quelqu’un déclarerait vouloir se comporter gentiment envers soi-même ? (Mal jugé si vous n’avez pas la réponse)

Cependant, contrairement à l’égocentrique (ou le narcissique) qui s’exprime au détriment de l’autre, n’entre en relation que pour atteindre ses fins, se prend pour le centre du monde où les autres doivent le servir, l’égoïste n’est pas destructeur. Il s’agit d’un amour propre qui peut coexister avec l’altruisme.

Quelles façons?

Dans la démarche nécessaire d’amour, d’acceptation et d’écoute de soi, nous devons être chaleureux et compréhensif avec nous même, comme nous nous comporterions avec un enfant ou un être cher.

Ça procure bonheur, optimisme et surtout équilibre mental entre les pressions, les défis et les ressources ; entre donner et recevoir. Cet équilibre favorable au bien-être permet de s’écouter, de s’ouvrir à ses sentiments, et disposer de l’énergie et la bienveillance pour (si nous le souhaitions) écouter les autres, les aider, les aimer, les accompagner généreusement, sans cet arrière-goût de naïveté, de s’oublier ou celui que l’on profite de nous…

La compassion personnelle est traduite surtout par la capacité à permettre à soi d’être ce qu’il est, en dehors des validations extérieures ; d’arrêter l’autoflagellation, d’avoir mal, d’échouer, d’être imparfait, d’être différent avec ses erreurs et ses envies qui peuvent ne pas correspondre à celles de la masse…

Pour les billets suivants, je partagerai 3 réflexions sur la gentillesse avec soi, telles que je les pense bénéfiques et applicables à tout moment.

Safaa White

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