Le Royaume des rêves et de la folie


Watch / mercredi, mai 4th, 2016

Ce week-end sur Ciné+ Famiz c’était la fête version nippone, au grand bonheur des fans de la culture japonaise, même si c’est décliné en films d’animation pour enfants.

Au programme, diffusion de plusieurs longs métrages du légendaire Hayao Miyazaki, suivi en début de soirée du documentaire qui a fait le tour du monde avant d’atterrir en France, et après continuation avec le film le plus vu au Japon Le Voyage de Chihirou (2001).

Si je n’avais pas eu la chance de tomber un jour sur le DVD du Château Ambulant (2004)- pour moi proche et loin du manga et dont le charme était perdurant aussi bien avec Château dans le Ciel, Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, etc- tout se festival ne m’aurait pas interpellé. Mais au-delà de l’animation des films, j’étais sensible de savoir que c’est à la créativité d’un maître de 72 ans que l’on devait l’évasion vers un monde imaginaire. Dessinateur, scénariste, producteur et réalisateur, Hayao Miyazaki avance que d’une vie monotone, peuvent bien émaner des films fantastiques, dont les principaux protagonistes sont des femmes, courageuses, indépendantes et aventurières : « Les femmes se demandent bien comment je pourrais les comprendre parfaitement, les sentiments de Kiki sont en effet bien profonds » dit-il en riant penché sur une feuille de dessin.

Le chateau ambulantTourné sur plusieurs semaines dans et en dehors du fief du grand Miyazaki, à savoir les studios Ghibli, le film documentaire Le royaume des rêves et de la folie, d’une durée de 2 heures, fait de sa mise en scène déstructuré sa particularité. Le tournage qui coïncide avec la production du onzième (et dernier. Il annonce sa retraite dans une conférence de presse que l’on ne filme pas- Bon à savoir que c’est une décision sur laquelle il revient après!-) travail de Miyazaki, Le Vent se lève, est plus qu’un making-off. Casting, doublage, composition musicale, impression des images, et même conférence de presse, rien n’échappe à l’objectif habile du journaliste.

Ce bourreau de travail (entrée à 11h au bureau et départ à 21 heures tapantes) mais aussi poétique (j’aperçois des larmes coulant sur son visage silencieux assistant au doublage de Jiro le héros du Vent se lève), présente souvent des œuvres où la guerre est présente, la nature est menacée et où les détails affluent. Ainsi, elles sont adaptées aussi bien pour les adultes que les enfants.

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