Tout sauf le grand amour


Read / jeudi, février 18th, 2016

Oh ! Kristan Higgings où pourrais-je placer ton roman ? Car je suis partagée entre le coup de cœur et la «petite » déception de la fin… Normalement, quand je lis un livre, soit j’aime totalement, soit je n’aime pas. Et dans ce second cas, je suis encore une fois ouverte à deux scénarios, l’abandon définitif en étant le plus culpabilisant.

A la vue de la couverture, les petits cupcakes charmants qui s’alignaient sous mes yeux m’interpellaient gentiment. La lecture du titre, elle, finit par me faire décider. L’aperçu de la 4ème de couverture n’est toujours qu’un détail pour moi, même si on annonce les romans de l’auteur classés parmi les best-sellers des USA.

Après réflexions sur la symbolique du titre, Tout sauf le grand amour (que je trouve au final plus signifiant que l’original The best next thing), est vraiment ce que recherche Lucy Lang, cinq ans après le décès de son mari, Jimmy, dont le deuil n’est pas encore fait. À son trentième anniversaire, et après la naissance d’une nièce, cette pâtissière chevronnée de Rhode Island, nourrit l’envie de refaire sa vie, et voudrait surtout avoir des enfants, d’où le besoin immédiat de retrouver un homme à faible risque de mort prématurée, et qu’elle ne souhaiterait surtout pas aimer, en évitant ainsi d’avoir le cœur brisé à nouveau. C’est à dire s’il venait à mourir lui aussi : La malédiction frappant les jeunes femmes de sa famille, donne au lecteur l’occasion de rencontrer à la fois, les Veuves Noires hongroises que sont tantes et mère, et une sœur complètement paranoïaque à l’idée d’être touchée par le même sort.

Mais une romance ne peut être complète sans un prince aux alentours, et pour charmant le frère de Jimmy l’est suffisamment pour vouloir lui donner une chance.

Je n’avais pas du mal à accrocher dès les premières pages, tellement tout était à mon goût : fine description, beau style et surtout ambiance légère grâce tour à tour à l’humour dosé et l’amour qui fait voyager : l’heureux ménage des éditions Harlequin. Sans oublier, la pâtisserie : – un domaine qui me chatouille récemment au point de me demander si ce livre n’était pas une conséquence de la loi de l’attraction- : les préparations des desserts, le façonnage du pain, étaient des passages que j’ai affectionnés particulièrement.

Douée pour les comédies romantiques, l’auteur a su à travers la majorité des 34 chapitres me faire émouvoir, me faire sourire, voire me faire rêver. Or, je ne lui pardonne pas (oui carrément, qui aime bien châtie bien 🙂 ) les coups de théâtre rapidement présentés et les découvertes surprenamment apprises : le lecteur mérite bien une fin plus subtile. Alors que moi j’étais en rage et le temps de réaliser que ça ne devait pas en être ainsi, le roman avait pris fin !

J’étais aussi curieuse, et en cherchant l’appréciation générale sur quelques blogs littéraires, pour vérifier si la déconvenue de ma part est unique, j’apprends que le livre s’inspire en partie de PS : I Love you (Roman de Cecelia Ahern) qui s’avère unanimement nettement mieux.

Ceci dit, j’ai beaucoup apprécié le temps qu’a duré ma lecture, au point de vouloir lui lire d’autres romans. Certes, ce n’est pas la magie de Jane Austen qui fait complètement chavirer, mais une douce lecture féminine qui épouse modernité du siècle et sentiments d’antan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *