Shame on me!


Think / jeudi, mai 24th, 2018

Sans paraitre frôler la bipolarité, mon article du jour s’inscrit totalement dans l’opposé de celui de la veille.

Il s’agit de deux ambiances différentes, la preuve incontestable que sur cette terre, il existe deux mondes distincts : un monde pour les grands, et un monde pour les petits ; un discours pour les puissants, et une langue de bois pour les faibles ; une logique pour les occidentaux et une ambiguïté pour les orientaux…

J’avais cité hier la culpabilité, mais si elle ne donne pas place à une constructivité elle ne répare pas la réalité. Et elle n’est rien face au dégoût et à la honte qui prennent à la gorge, « ligotent » les bras, « colonisent » l’esprit, « tirent » en plein cœur…

Je n’ai pas à parler de mes sentiments, puisqu’il s’agit de porter l’attention ailleurs et non sur moi. Sur les malheurs d’un peuple que des soldats et des civils surarmés tentent l’élimination depuis plus de 70 ans, encouragés par le soutien officiel des uns et l’omerta et la normalisation des autres, les Arabes, renforçant sans précédent l’impunité et le terrorisme sans bornes d’un état parasite. D’une machine de guerre et de politique intelligente, diabolique, qui avait préparé doucement le terrain pendant près d’un siècle jusqu’à ce que le jour arrive qu’un personnage caricatural déclare la plus sainte des terres leur capitale.

Découragée, je ne trouve pas les mots qu’il faut pour peindre ce sombre plaidoyer pour au moins oser admettre ma lâcheté.

Le désespoir c’est exactement la bulle dans laquelle ils aspirent nous enfermer.

Rendre les agissements terroristes un FAIT.

La prolifération des colonies un FAIT.

Régner par la panique un FAIT… et face à tous ces faits reconnus comme tels, inchangeables, excessivement passifs nous avons abandonné même le rôle de spectateur. Les images sanglantes, étêtées, déchiquetées, carbonisées, etc. nous répugnent que nous ne leur accordons plus le privilège de la visualisation. Il y a toujours mieux ailleurs ! La même machine manipulatrice a fait en sorte que la disparition d’une célébrité devienne plus regrettée que la mort par centaines ou l’emprisonnement à ciel ouvert d’un peuple refusant de mourir.

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