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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

The Impossible

The impossible

Ce dimanche, je suis allée au cinéma, avec l’intention de regarder le film marocain Femme Ecrite ou de son titre original موشومة. Parce que j’avais promis de le voir afin d’avoir mon propre avis objectif, que je voudrais fonder loin des commentaires et impressions des autres et parce qu’au fond, l’aspect culturel, du moins comme il a été véhiculé, de cet héritage social qu’était le tatouage dans le quotidien des marocaines et qu’il est sédimenté dans nos mémoires contemporaines, m’a toujours intéressé.

Mais le film ne fait plus l’affiche sans comprendre pourquoi !

Alors j’ai choisi, sans hésiter The Impossible, sachant Naomi Watts toujours délicate et l’aimant bien.

Le malheur qui s’est abattu sur les iles thaïlandaises, chose que fait renaître le film après 8 ans de là, est exactement le genre d’épreuves dont je parlais dans mon article Vie opaque.

Des familles séparées, des membres arrachées, des états de choc, tout cela en moins de quinze minutes !

Des miscellanées de sang, de boue, de cris, de pleurs et de peur, de fatigue, de détresse et beaucoup d’espoir !

Audio-visuellement, le film est fort ! Avec des scènes au centre d’un fort séisme et de gigantesques vagues, le spectateur est submergé d’eau et le sol vibre violemment au dessous de lui. Des effets spéciaux relatant le réalisme de la catastrophe, sans trop de numérisation artificielle.

Un si beau passage, de vues sous marines louant les eaux transparentes, ici de Phuket, à des prises macro de poissons en agonie ou d’un crabe titubant. Il est aussi ces prises réussies à grand écran, qui vont en s’élargissant, d’hôtels dévastés, de tentes de réfugiés, des débris d’arbres et de palmiers, de cadavres jonchés, d’hôpitaux surpeuplés et de toute l’ile ensevelie.

L’histoire vraie de ces 5 personnages, n’est qu’un zoom sur celles d’autres touristes et autochtones, même si la chance qui leur avait sourit, à la fin, a boudé plusieurs autres familles déchirées !

Etant prise de sympathie pour le petit Luca, je marque un moment pour parler de lui, de cet enfant, qui a subitement grandit pendant ces jours de survécue ! D’un garçon venu fêter le Noël 2004 et jouer, ignorant son choc et se retrouvant au chevet de sa mère, avec la responsabilité d’aider les rescapés à chercher dans les couloirs et sous les tentes, leurs proches, sans qu’il puisse par la même occasion tomber sur les siens.

Safaa White

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