The Post (Pentagon papers)

The Post (Pentagon papers)

Pour le réalisateur Steven Spielberg, l’Histoire est le meilleur auteur qu’il puisse trouver pour écrire des scénarios en mettant l’imagination de tous au défi. Avec son nouveau thriller politique, parmi les meilleurs de l’année, il nous plonge dans les années 1971, sous l’administration Nixon, ère où les sources d’information se limitaient encore à 3 chaines de télévision et quelques quotidiens locaux, la liberté de la presse subissait violemment la répression des élus.
Dans le rôle de Katharine Graham, première éditrice féminine à la tête du Washington Post, et de Ben Bradlee, son rédacteur en chef, Meryl Streep et Tom Hanks au sommet de deux exaltantes carrières, doivent
prendre LA décision de publier ou non, dans les plus brefs délais, des documents TOP Secret du Pentagone visant à dévoiler un monumental secret d’Etat, dénonçant les mensonges des dirigeants américains à
propos de la guerre du Vietnam sur une trentaine d’années.
Une guerre, où selon l’étude de la Défense, 70% des soldats y risquant leur peau le faisaient pour que les élus n’affrontent pas l’humiliation de s’aventurer vainement en terrain miné. Défendant une presse qui doit servir les gouvernés et non ceux qui les gouvernent, et au péril de leur liberté et leur carrière, les deux protagonistes « faisant partie d’une petite rébellion », liés d’une fine confiance mutuelle doivent faire face, tambour battant, à moult difficultés (conflits d’intérêts, relations politiques et considérations financières). Pour le peuple, le temps des mensonges
est révolu.

C’est notamment le portrait de Kay Graham qui est mis en exergue comme étant une femme qui n’arrivait pas à se faire entendre au milieu des hommes. Peu sûre d’elle-même, pas née pour diriger un grand héritage
familial, craignant l’avis de la majorité masculine autour d’elle, dans une époque où l’on n’attendait rien des femmes en dehors du domaine des bonnes œuvres, l’éducation des enfants et l’entretien ménager, Kay est le parfait produit de son propre temps.

Avec des traits exprimant les différentes émotions de son épreuve, Meryl Streep, joue l’hésitation, le doute, la défiance et l’excitation avec une justesse parlante.

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