Le pouvoir de la sieste

Le pouvoir de la sieste

Depuis quelques mois, vers 6h du matin, justement pour laisser opérer la magie du early morning, je prends ma pause alors que la fatigue ne s’est pas encore installée, pour lire des billets tout simplement et pertinemment parlants, bienveillants, capables de réveiller la fabuleuse qui sommeille en chacune de nous à force de succomber aux aléas de la vie.

Chaque matin, je reçois une piqûre de positivité, un « remontant », une bonne dose d’empathie de la part d’une communauté de chroniqueuses fabuleuses qui réussissent par leur expérience, humour, lâcher prise, amitié d’aussi loin à me faire sentir que dans les combats quotidiens d’une maman du XXIème siècle je ne suis pas seule ; que malgré mon irritabilité, mes crises de nerfs, malgré ce burn-out qui me pousse à nourrir des pensées « tabous » (souhaiter un coma ou plier bagage et partir loin pour ne citer que cela) à quoi se joint le sentiment de deuil de mes loisirs, je suis toujours la même : la même personne exceptionnelle et pourtant pas différente qui savoure les choses formidables de la maternité comme elle accepte que le désenchantement en fait partie.

Pour ce nouvel an 2019, on dirait que ces chroniqueuses, dans la plupart auteures ne souhaitent qu’UNE chose.

A côté du courage et de la confiance, elles (se) souhaitent beaucoup de SIESTES.

Et sincèrement, pour l’avoir essayé, je peux vous assurer que ça doit figurer au Top de la liste du Père Noël de toutes les mamans (la plupart déclare que plus on appuie sur le bouton « pause » plus on devient agréable en famille) et avouer que personnellement ça va réellement me manquer après quelques semaines de congé.

Si l’être humain a cinq sens externes, il ne peut évoluer s’il n’est pas à l’écoute de ses sens et besoins internes. Les batteries qui en composent l’organisme sont elles en interconnexion et, afin d’ajuster et de s’adapter aux changements environnementaux, c’est le mental, le physique et l’émotionnel qui sont mobilisées. Il existe plusieurs modes d’emploi qui permettent le ressourcement escompté face à des fréquents coups de pompes et la sieste, entre autre, est une (in)activité qui nous fait beaucoup de bien.

Une dette de sommeil entraîne au volant les mêmes effets que de boire des verres de vin.. Alors qu’ils soient en complément ou réparateurs d’un mauvais sommeil nocturne, ces quelques minutes d’assoupissement, de relâchement, musculaire et par conséquent réflexif, sont la boule d’oxygène qui permet d’évacuer les tensions et recharger complètement ses piles.

Réduction de stress, amélioration de la mémoire et de la concentration, rééquilibre du fonctionnement nerveux, diminution significative des risques de maladies cardiovasculaires et d’accident, etc. ses bienfaits ne sont plus à démontrer.

Je ne voudrais pas que cette mise en mot soit l’origine de clichés quels qu’ils soient, quoique cette pratique soit un besoin physiologique fondamental inné recommandé à chacun. Et si par exemple en France, la sieste est encore considérée comme paresse, au Japon certaines entreprises ont installé des salles dédiées à cet usage pour leurs salariés, pour lutter contre la baisse de vigilance naturelle à cette tranche horaire de la journée (Entre 12 et 15h).

Et comme l’univers semble répondre à mes vibrations, rien qu’hier j’ai entendu Vampirina (le dessin animé préféré de ma Plumette) chantait :

Maman tu es la meilleure,

Tu mérites de te reposer des heures.

Oui. Quand maman va, tout va!

Alors, à mon tour, je souhaiterais à moi et à toutes les mamans (mais pas que 😉 ) autant de siestes qu’il en faut pour regagner de l’énergie et de la bonne humeur.

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