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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Toy Story 4

C’est fou ce que certains créateurs/producteurs sont capables de te mettre à fond, la larme à l’œil, dans une histoire, avec des personnages attachants même s’ils sont d’animation. De la créativité, de l’imagination, de l’émotivité et de l’humour se combinent ici pour donner une autre réussite.

Ici, en l’occurrence Disney et Pixar nous servent un numéro 4 de Toy Story, où des nouvelles aventures trépidantes attendent Woody le cowboy et tous ses amis. Ils appartiennent désormais à Bonnie, qui hérite de presque tous les jouets d’Andy qui part à l’Université.

Woody est fidèle à lui-même : le bien-être de son « enfant », son propriétaire, passe avant tout le reste et il est prêt à affronter tous les obstacles, n’abandonnant rien, pour réussir sa mission. Les moments de jeu, de joie et tous les souvenirs que l’enfant se fera pour bien des années. Il appelle ça : la loyauté.

Pourtant, une suite d’événements surprenants, avec des instants cocasses pour le grand bonheur du public, l’emmène loin de la maison, sur les routes à la rencontre d’anciens amis, de nouvelles connaissances. Ça sera l’aventure de toute une vie. C’est l’occasion de savoir à quel endroit appartient-on. Les jouets aussi connaissent des moments de confusion et de crise existentielle. Et là, il faut juste croire en la petite voix en toi !

Woody : Non attends, non, je ne dis pas ça. Bonnie a besoin de Fourchette.
Bo : Non, c’est toi qui a besoin de Bonnie. Ouvre les yeux, Woody ! Il y a une multitude d’enfants sur Terre, tout ne se résume pas à celui auquel tu persistes à te cramponner !
Woody : Ca s’appelle la loyauté ! Ce n’est pas un jouet perdu qui peut comprendre ça.
Bo : Ce n’est pas moi qui suis perdue, Woody.

Ce qui est magnifique dans cette saga c’est que derrière l’excitation et le suspense conflictuel du Good vs Bad, l’enfant apprend que le méchant ne l’est pas obligatoirement par nature. C’est « quelqu’un » avec un passé, des souvenirs, des rêves et surtout des blessures secrètement enfouies au fond de lui.

Sorti en juin 2019, je ne l’avais pas encore vu et c’était un agréable moment de regarder ce petit bijou amusant et intrigant, multi-récompensé, qui me pousse à douter, malgré moi, de l’existence éventuelle d’une âme chez les jouets (les objets en général) …Si c’est le cas, j’y penserai deux fois avant d’en ranger quelques-uns au placard.

Safaa White

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