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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Tsundoku-girl et fière de l’être

Que l’on lise un livre pour les multiples vertus de la lecture sur le cerveau, la mémoire ou la concentration ou qu’on le fasse naturellement parce que c’est un besoin vital, c’est notre meilleur compagnon et que l’on n’imagine pas les choses autrement, nous sommes plusieurs à ne pas pouvoir venir à bout de notre Pile à lire, contrariés par le temps ou distraits par d’autres écrans (Fait 1).

Nous sommes également une majorité à s’avouer incapables de contrôler l’impulsion provoquée par une belle couverture, les recommandations des bookbloggers, la nouveauté d’un auteur, une récompense littéraire, le culte d’un livre… pour en acquérir de nouveaux (Fait 2).

Nous ajoutons les nouveaux achats à notre PAL qui s’écroule déjà ou sur les étagères qui débordent, mais sans problème, et c’est le serpent qui se mord la queue à l’infini.

Oui. Nous sommes nombreux à être atteints du syndrome du Tsundoku et fiers de l’être !

À l’époque Edo (1603-1868) au Japon, on parle de tsundokuka ou encore tsundoku sensei, soit respectivement « la maison remplie de livres non lus » ou encore « le professeur qui a beaucoup de livres, mais qui ne les lit pas ».

Source : blog.courrierinternational.com

Sans faire réellement le compte des livres à lire, risquant une déception, je sais que ceux dans ma bibliothèque, me regardant discrètement, ou ceux numériques stockés sagement dans ma liseuse, n’attendent que le moment d’être ouverts et dévorés.

D’ailleurs, c’est pour cette raison que je n’ai pas hésité à les acheter. D’où tout le problème : au lieu d’un seul essai instructif, un récent roman repéré sur la toile, un classique qu’on dit devoir ABSOLUMENT lire (Actuellement, le sujet dominant est l’antiracisme, je note surtout The hate u give), je finis par commander (à défaut d’un passage en librairie) cinq ou six.

Non seulement mon portefeuille en souffre, sans culpabilité –l’achat livresque est le plus bénin des achats compulsifs– mais ça me fait mal de ne pouvoir les lire TOUS l’un derrière l’autre sans interruption.

Aux dernières nouvelles, la journée n’a que 24H, partagées entre 36 choses à faire, dont « s’enfermer dans sa bulle » pour lire n’est pas toujours la priorité.

Donc, après mon dernier Book Haul de folie (fait à coup de tête. Ils ne figuraient même pas sur ma liste d’envie), je me suis lancé un challenge : lire en premier autant de livres que j’ai envie d’acheter.

Si je réserve 4 ouvrages pour ma future commande, je dois au préalable finir la lecture de 4 autres de ma bibliothèque. Je pense que c’est plus faisable et psychologiquement moins frustrant que souhaiter lire sa PAL entière, chose pratiquement impossible.

Je me félicite de ma résolution (ça sera un presque un défi) et essaye tant bien que mal de m’y tenir.

De toute façon, j’aurai toujours un retard à rattraper par rapport aux autres bibliophiles qui ont lu, aimé et recommandé le bouquin en question, et que les éditeurs n’arrêteront pas de publier du jour au lendemain.

Safaa White

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