Tu n’es pas toi même quand tu es stressé

Tu n’es pas toi même quand tu es stressé

La vraie prouesse de notre temps, est d’arriver à bien finir la journée, dans la bonne humeur, échapper au stress rôdant à l’extérieur (et à l’intérieur) sans se prendre par la toile tendue de l’anxiété :

  1. Si, comme moi, toi aussi, tu as envie que la journée ait plus de 24 heures ;
  2. Le café est ton meilleur allié (du thé pour moi) ;
  3. Conduire est un moyen d’arriver à destination qu’une boite à vitesse automatique n’est pas faite pour toi ;
  4. Tu reportes tous tes projets de détente pour les weekends ;
  5. Tu as l’impression que dans un groupe tu es celui qui planifie, conduit et contrôle tout ;
  6. Tu es également celui à qui on demande toujours des conseils ;
  7. Tu marches toujours un peu plus vite que les autres ;
  8. Tu es la nouvelle version 2000 multitâche (tu souhaiterais avoir plus de mains que les 2 mains ;
  9. Il se passe tellement de choses intenses que ta vie n’est aucunement ennuyeuse…

Alors cet article est pour toi.

Nous nourrissons presque tous, le sentiment de mener une vie à 100 à l’heure. Il y en a qui le souhaitent, pour que la leur soit utile. Cependant, ce n’est pas là notre sujet.

A la veille des vacances, j’aimerais parler du rythme déchainé du quotidien de chacun comme une façon d’anticiper la joie de la pause future et espérer enfermer ce « public enemy n°1 » loin de nuire, quelques courts jours furent-ils : le stress.

Au lieu de reprendre toutes les (très bonnes) informations recueillies, au risque que la légèreté et la longueur du présent billet en pâtissent, je préfère faire les choses plutôt à ma façon.

Statistiquement, au Maroc nous sommes 3 millions de personnes atteintes de pessimisme et de tristesse inexplicable. Selon les chiffres 2017 de l’OMS, c’est 50,12% de dépressifs contre 49,88% d’anxieux ; une morbidité plus fréquente chez les femmes.

Même si nous ne souffrons pas de troubles et nous ne sommes aux prises de l’anxiété, de la peur, de l’angoisse (violence, agression, accident, catastrophe, etc. Les médis s’en chargent à votre place) que sporadiquement, les effets sur la qualité de notre vie quotidienne peuvent être intenses et cela agit, néfastement, sur notre santé. Je ne cite pas les phobies étant cliniquement distinguées des peurs par leur irrationalité et leur degré démesuré.

À cause du cortisol, cette hormone productrice du stress, bénéfique à petites doses pour nous aider à affronter un danger ou une menace, cependant fatale s’il atteint un niveau récurrent. Tout l’organisme se dérègle à court et long terme :

  • Fonctions respiratoires diminuées ;
  • Système nerveux surtaxé,
  • Système immunitaire affaibli,
  • Changements de métabolisme ;
  • Troubles digestifs ;
  • Insomnie ou sommeil non reposant ;
  • Sautes d’humeur et compétences et capacités de mémorisation en baisse…

Le problème avec la gestion du cortisol, n’est pas l’hormone elle-même, mais notre propre façon de traiter l’information relative à l’éventuelle menace.

Notre cerveau nous assaillit de pensées noires, et nous le laissons faire. Nous entamons nos journées avec la boule au ventre, en s’attendant à un mauvais sort qui ne s’abat presque jamais !

L’une des premières choses que j’ai apprises en commençant à lire des ouvrages sur l’éducation bienveillante est 1) arrêter de culpabiliser 2) remplacer le « tu vas tomber » par « tu risques de… ».

Consigne positive pour favoriser chez le petit la confiance en soi, la mesure du risque et son autonomie. Mais également modifier le regard porté négativement sur ce qui va se passer. Parce que je peux confirmer avec certitude, que la chute n’a jamais eu lieu.

Une partie du stress malsain (non productif n’aidant pas atteindre ses objectifs) qui nous envahit à la longueur de journée naît de nos appréhensions permanentes face à tout. Notre projection négative dans le futur. Pourtant, la peur de mourir ne prolonge pas la vie, la peur de l’échec n’entraîne pas la réussite et la peur n’évite pas l’inévitable… c’est plutôt handicapant, voire destructeur !

L’autre partie est une conséquente de notre volonté de tout maîtriser. Alors que naturellement nous devons accepter que l’univers n’arrête pas son évolution vers « je ne sais où » si nous stressons plus ou moins. 

Imaginez une seconde le monde.

Imaginez le maintenant… sans vous !!

Personne n’aime se sentir dépassé, impuissant, désarmé… ça flagelle notre estime de soi et notre égo. Pourtant il faut reconnaitre son humanité, son imperfection ; accueillir en douceur sa vulnérabilité ; accepter que des choses se passent sans nous, malgré nous… C’est un cheminement intérieur à parcourir pour renouer avec la meilleure version de soi, retrouver de la bonne humeur et sourire plus. Ça aidera à diminuer son mal-être et apprivoiser son stress.

Vous pouvez vous plaindre parce que les roses ont des épines ou vous réjouir parce qu’au-dessus des épines, il y a des roses. Zig Ziglar

La science a démontré que lorsque nous modifions nos pensées d’une certaine manière, nous changeons l’activité biochimique des cellules de notre cerveau :  changeons de lunettes sur les batailles du quotidien et la vie portera probablement une nouvelle allure plus gaie!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *