Un monde sans couleurs

Un monde sans couleurs

Peintures

La semaine dernière j’ai contaminé tous mes proches par mon négativisme. Tout ce que je disais, tout ce que je pensais je le remarquais avant qu’ils n’en fassent l’allusion, morose. Je n’en voulais pas aux gens, pourtant j’avais une revanche à prendre contre les tournants des choses. J’avais même espéré le déraillement de ce train ; le renversement de ce bus… J’avais hâte d’être avec Dieu!

Pardonnez-moi de dire j’ai besoin d’amour.

Pendant mon malaise, mes parents n’ont pas pris de mes nouvelles, et si je ne recevais pas les preuves d’un amour inconditionné, dites moi comment pourrais-je encore croire à l’existence d’autres formes d’affection ?

Pas qu’on perçoive mon visage dans un rêve, cet amour s’avère inconscient.

Pas qu’on réponde à mon dévouement sans mesure, cet amour est reconnaissant. Contrairement à ce qu’on pense, l’amour ne se mérite pas forcément, ne se gagne même pas ; c’est le coup chanceux d’une baguette.

Combien d’yeux s’aveuglaient devant les convulsions de poitrines battantes, et combien de cœurs rencontrent la mésaventure de s’émietter devant les indifférences. Répondre par sympathie à de tels épanchements ne ferait pas de nous des aimants ni réduire insensiblement l’autre au néant des ingrats !

J’ai bien envie d’inter-dépendre de quelqu’un comme je voudrais qu’il inter-dépende de moi.

Je ne suis pas une mauvaise herbe, je suis une plante qui s’efforce de s’élever dans les marécages de la vie ; mais de quoi une plante a besoin pour sa photosynthèse ?

Les rayons du soleil me parviennent mais ne réchauffent pas mon corps fade. Alors dites moi c’est quoi ce monde qui refuse de colorier les coins obscurs de ma vie, ni tracer un lendemain souriant ?

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