Un parti

Un parti

Mariée en fuite

Je viens d’apprendre qu’on voudrait me chercher, dans le cadre du travail, un parti !!

 A chaque fois que je crois le mouvement arrêté voilà qu’on m’étonne avec leurs façons mesquines, esprits étroits et regards myopes.

Pourquoi s’obstiner à croire que la solitude – même si le terme est conventionnellement d’usage péjoratif – devrait être forcée ? Pourquoi n’arriverait on pas à comprendre qu’on peut choisir une solitude éducatrice à une mauvaise compagnie ?? Pourquoi croire qu’une femme qu’on étiquète de « désengagée de tout lien » accepterait à la minute qui suit ladite demande avec grand plaisir ?? Pourquoi la décliner serait à ce point pas compris et passerait pour désobligeant ??

Pourtant c’est simple de comprendre que nous avons notre droit de faire, aussi, un choix et pouvoir exprimer son refus comme son accord !

Mon souci majeur est que je ne peux en parler autour de moi. Je ne peux parler de mes choix et des décisions que je reporte de bon gré. Une réponse négative est perçue d’attitude négative. Et quand la compréhension se fait rare autour, il vaut mieux garder silence et taire les raisons.

C’est justement de ces utopies – j’estime qu’ailleurs ce n’est point discernée comme telles – que je parlais lors de l’interview, qu’on me trouve utopique ne me gênerait pas, qu’on ne comprenne pas mes utopies, oui !!!

Maintenant que cela fasse sa remontée sur cet océan des mes journées, je me dis que je dois revoir ma façon de faire les choses, parce qu’en arrêtant d’être …. (je viens de supprimer toute une liste d’épithètes qui me décrivent, mais je sais que je ne sais pas me décrire, d’autant plus que j’ignore comment les autres me voient, donc je continue: ) tout ce que je suis, il se peut que je me libérerais un jour de cet harcèlement qui voudrait décider de ma vie, comme on décide de la vie d’une personne infirme!!

Le problème c’est que je ne veux nullement être autre que moi-même ! Pour satisfaire autrui !

Cette nouvelle donne me rappelle mon échec lors de mon congé de décrocher un entretien pour changer d’employeur, tellement j’avais consacré mes trois semaines à 36 000 autres choses ; et que la dernière semaine, même chez moi, je l’ai passé en crispation.

Car il faut absolument que je retourne à Casablanca, pas pour chercher un meilleur parti, mais pour pouvoir au moins, vivre l’indépendance à laquelle j’aspire ; au moins fréquenter des personnes qui n’ont pas que ce sujet paumé à discuter ; des personnes qui arriveront dans des entretiens à faire la différence, à créer de l’équilibre dans leur quotidien et qui par leurs contacts m’offriraient cet épanouissement que je souhaite.

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