Victoria & Abdul


Watching / vendredi, mai 18th, 2018

Alors que les yeux du monde seront rivés au Royaume uni pour suivre les péripéties du Royal Wedding qui aura lieu demain, je me mets à l’ambiance des Windsor avec une brève chronique sur un film mettant en scène un épisode de l’histoire que l’on devait connaitre plutôt : une rencontre de l’orient avec l’occident, au moment où la foi en la suprématie de la Grande Bretagne et des britanniques sur le reste du monde fut imperturbable.

A l’occasion du Jubilé, les autorités coloniales britanniques dépêchent depuis la cité d’Agra deux indiens pour présenter une pièce commémorative. L’un des deux transgresse la règle de ne pas regarder la reine et porte sur elle un long regard d’admiration. Le trouvant « beau », elle réclame à nouveau sa présence, et s’ensuit après de longs échanges et de conversations plus appuyées sur l’inde et ses merveilles, entre autres.

Basé sur le livre Confident Royal, fruit de la découverte du journal d’Abdul Karim, le film transmet un beau message d’amour et de tolérance, en relatant quinze ans d’amitié improbable entre un homme de couleur (Ali Fazal) et une reine (l’irrésistible Jude Dench), et pas n’importe laquelle : Victoria, la grand-mère de l’Europe, qui du haut de ses 80 ans, reprend grâce à son serviteur, devenu Munshi, goût à la vie, commence à apprendre la langue Ourdou à l’oral comme à l’écrit.

Une relation irritante qui n’a manqué de susciter controverse et jalousie au sein d’une cour hostile, gonflée d’orgueil et d’ostracisme, complotant pour le discréditer aux yeux de la reine, qui loin de vouloir l’idéaliser, la purifier, s’attache à son conseiller jusqu’à son lit de mort.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *