My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Brille sous la pluie

Femme sous la pluie

Je marchais sous la pluie comme marchent les pèlerins.

Elle m’avait manquée, et on s’est habitué à des cieux noirs, à des gels blancs sans que les sols arides ne se rassasiaient.

L’autre soir, je ne me précipitais pas à rentrer chez moi. Je trainais le pas. Je m’effaçais devant des passants aux parapluies et continuais à dégoutter de tous les pores de mon corps, d’une pluie fine qui a beaucoup tardé à tomber.

Non seulement parce que personne ne m’attendrait à mon retour, et ma maison sentirait la solitude à la veille de ce Aid, mais tout en marchant je m’offrais des pauses… mobiles.

Il pleuvait doucement sur la ville, il pleuvait doucement sur la vie, et contrairement à la langueur qui pesait lourd sur le cœur de Verlaine, une douceur pénétrait mon intérieur.

On devrait être toujours plus poli, plus radieux lorsque le ciel abonde généreusement. Je comprends mieux pourquoi les enfants cherchent à imiter ce don divin en s’exposant joyeusement l’été à ces jets de tuyaux.

N’est ce pas en l’absence de cette eau, les gens sont enclins à la colère ? Leurs frictions quotidiennes commencent en fureurs et partent forcément en étincelles…

La pluie est une promesse pour des âmes et des lendemains plus verdoyants !

Nous sommes la descendance de ces préhistoriques s’abritant dans les cavernes et les forêts, qui voyaient dans l’eau une garantie de survie et de fertilité.

Safaa White

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